Une nouvelle année

Je ne suis pas très fan des traditionnels vœux de fin début d’année. Les bonnes résolutions que l’on ne tient jamais, le bonheur, la santé, tout ça, très peu pour moi. Néanmoins, cette période reste symboliquement importante : elle marque la fin d’un cycle calendaire. Du coup, c’est le temps idéal pour les bilans, rétrospectives, introspections, et autres.

Je resterai pour ma part dans la perspective de 2011 plus que dans le bilan en vous livrant quelques petites réflexions sur les combats pour lesquels il me semble important de s’impliquer en 2011.

La vérité contre le spectacle

Le principal combat pour 2011 devra être celui de la vérité contre l’obscurantisme du pouvoir en place (quelque soit sa nature), contre la mise en scène, la représentation manipulée de la vérité.

Wikileaks nous l’a bien montré : les élites ne sont pas du tout prêtes à accepter de se faire marcher sur les pieds par les nouveaux moyens de communication. Il faudra donc – en plus de dénoncer sans relâche la médiocrité informationnelle qui pourrit le débat public – se battre pour conserver notre (banale ?) liberté d’expression.

La complexité contre la dictature

Derrière la régression sociale, démocratique, économique, le risque n’a jamais été aussi grand de tomber dans une dictature.

Or, le seul moyen que je vois d’éviter ce désastre, c’est de rendre incontrôlable le monde qui nous entoure. Car la dictature repose sur un pouvoir centralisé qui, s’il peut être très efficace, se révèle tout autant fragile lorsqu’il est confronté à des situations complexes qui échappent à leur mode de fonctionnement. C’est cela qui fait que les meilleures armées du monde sont mises en échec face aux guérillas : elles n’y sont tout simplement pas adaptées.

C’est pareil pour les luttes politiques et sociales : il faut refuser d’être rangés dans des cases : salariés, fonctionnaires, etc. car le pouvoir mis entre de mauvaises mains s’en sert pour diviser les citoyens, nuire à l’égalité, à la justice sociale. Lisez La société de Défiance pour vous en convaincre : le corporatisme détruit notre prétendu “modèle social”.

Rejetons donc cette manie des mouvements “de gauche” de vouloir taper sur les riches et protéger les salariés . Ils ne se rendent pas compte qu’ils nuisent tout autant qu’ils n’aident certaines personnes. Osons voir plus grand en revendiquant les mêmes droits pour tous les citoyens. Liberté et égalité sont à ce prix.

L’optimisme contre le défaitisme

Il parait que les français sont pessimistes? Et bien ils ont raison ! La situation est catastrophique à de multiples égards. Comme je l’expliquais récemment, la crise de la dette qui s’aprète à nous péter à la gueule et aura des effets dévastateurs : chômage, inégalités, précarités seront probablement en hausse en 2011. Et pour quelques années encore. Se voiler la face n’arrangera rien : mieux vaut se préparer au pire pour préparer le meilleur.

Cependant, nous devons garder en nous l’optimisme de la raison, car il existe bien des raisons de s’enthousiasmer des temps qui arrivent. Il faut ainsi distinguer défaitisme et pessimisme. Le défaitisme favorise l’immobilisme par l’accoutumance à des situations indignes, tandis que le pessimisme est avant tout lié au réalisme et à la prudence. D’ailleurs, optimisme et pessimisme ne sont pas totalement incompatible :  je suis personnellement très pessimiste à court terme, optimiste à long terme.

Nous devons garder espoir en l’avenir même si les “lendemains qui chantent” ne sont pas pour demain… Comme on dit, ce n’est pas parce qu’on ne voit pas les étoiles qu’elles n’y sont pas : de la même manière, les solutions existent, mais nous ne regardons probablement pas au bon endroit pour les voir…

PS : Je ne vous présente pas mes meilleurs vœux pour 2011 : vos projets n’ont pas besoin de cela, ils ont besoin de votre volonté et de votre détermination ! La chance sourit à ceux qui ne l’attendent pas ! :-)

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Crédit image CC Vinay Deep

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